Alors t'es pas tout seul, il y a la
vieille amie la peur solide comme un vieux mur auquel tu tiens et tu
descend dans le profond de toi-même pour oublier ce qui vibre trop
dans la vie dure.
Il est doux de descendre dans le puits
des rêves.
Alors t'es pas tout seul, il y a la
vieille amie la peur solide comme un vieux mur auquel tu tiens et tu
descend dans le profond de toi-même pour oublier ce qui vibre trop
dans la vie dure.
Il est doux de descendre dans le puits
des rêves.
Le gars du pont du Gard n'est pas un
ponte, il a une tête de gargouille et elle a la même couleur que
les pierres du pont, un peu trop pour faire sérieux, il a le soleil
sur le visage.
Il ne va pas loin et ne fait pas de
bruit mais il détonne dans la foule qui se presse.
Il est jeune mais s'habille à la
vieille époque des étoffes épaisses.
Il marche comme un automate déréglé
avec une curiosité dans le regard qui fait peur.
Les braillements, ça résonne comme des
cris de guerre.
La nuit je m'enfuis de tout ça,
histoire de faire des miracles.
Les chiens coursent le vent et vont
comme des ballons se bolident.
La pluie rit et les tuiles glissent, je
marche dans la vase, la marée est partie, les oiseaux tournent au
loin comme des drapeaux arrachés.
Dans
le monde des peurs il n'y a pas de sœurs, rien de serein, il y a une
vague de choses qui valsent, t'as une seringue dans le coeur, et tout
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