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samedi, 17 January, 2015 - 15:10 Vincent LAUGIER
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Des cavaliers en masse dans un ordre de
poussière et de cavalcade débouchent d'un chemin tourmenté. Le
paysage est vaste, longiligne de montagne et morne de tons gris que
le ciel semble prendre en modèle de couleur.

Tout est long à se mettre au calme et
l'air se dissipe peu à peu de cette arrivée fanfare.

Le village assez grand se rassemble sur
une colline surplombant un torrent virevoltant.

jeudi, 15 January, 2015 - 22:57 Vincent LAUGIER
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La nuit déroule le chemin passé dans
un éclat amer d'une vieille pluie.

Hauteur des sentiments perdus, la glace
est dans mon dedans, la chaleur des cœurs n'est plus qu'une
enveloppe humide trempée de larmes jamais versées.

Je vois le sens du jour qui me dévisage
théâtralement dans ma carcasse.

Je suis là comme une momie.

mercredi, 31 December, 2014 - 15:15 mix
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mardi, 30 December, 2014 - 22:19 Vincent LAUGIER
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Pas du tout content. Y'a pas à dire,
la ville me dégoûte, la campagne m'accable et le funiculaire
m'énerve. Je ne vais pas bien ni mal, ni rien. Le ciel est lourd,
gris et froid. La terre grasse, boueuse, boudeuse.

Les arbres me cernent comme des
araignées épaisses, mon cœur est de plomb, ma tête vide et le
monde qui passe est un flot de fantômes, bruyants et plaintifs, les
femmes grimacent, les hommes grincent et les enfants aboient.

dimanche, 28 December, 2014 - 13:32 Vincent LAUGIER
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La lune était pleine la nuit où il
est tombé, et pourquoi pas ?

La lune est libre de ces facéties de
farceuses.

Le ciel était chaud comme une tiédeur
de ventre.

L'été lui devait bien ça.

Lui devenait doucement froid.

Il était né un jour triste comme un
cri solitaire.

mardi, 23 December, 2014 - 15:08 Vincent LAUGIER
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Comme un automne qui  sonne dans le vent
et colore de roux le paysage sage de l’été, la vie se dessine
d'hésitations et de choix problématiques que des éclats de rire rendent
doux.
Le sens des choses ricochent dans les virages des
circonstances, telle est la pratique des antiques philosophes qui
asthmatiques n'en demeuraient pas moins pragmatiques !
A quoi
sert un livre s'il n'interroge pas la cervelle m'écrivaient sur des
cahiers quadrillés des lacaniens, l’œil idiot et la bouche sèche.

mercredi, 19 November, 2014 - 05:24 Fox
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jeudi, 13 November, 2014 - 21:03 Vincent LAUGIER
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 Si je n'étais pas une miette, je serai une trace, un restant
d'ombre, peut-être un catafalque de rêves désuets qui murmurent des
bêtises légères comme des caprices de chats qui savent faire la fête,
j'aurai des tonnes d'amertumes dans ma coque et je serai quand même
voilier, tendu d'espoirs dans les vents des hauteurs qui me caressent la
joue comme mille baisers, j'aurai des fortunes d'enthousiasmes pour me
tracer des routes et des doutes lourds comme une tombe qui même

mardi, 11 November, 2014 - 19:15 Vincent LAUGIER
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Il y a des nuages limpides qui
s’effilochent, des oiseaux marins avec des airs de dissidences
visitent la côte, celle-ci est grise de roches grandioses.

Le navire grand comme un beau requin
traverse les vagues avec panaches et un fracas par coup de son
étrave.

A son bord du monde savant et un
capitaine vieux comme une mauvaise herbe. Il est entouré des zouaves
de la compagnie des ruminants se rendant à l'île des alouettes.

vendredi, 7 November, 2014 - 06:16 Fox
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Toi qui pars au travail 
Le coeur lourd de fatigue 
Et le sang en bataille 
Qui menace la digue.
Toi qui pars au travail, 
Toi qui n'est pas Rodrigue, 
Ça va faire un bon bail 
Qu't'es plus le fils prodigue. 
Sur ta pomme d'Adam, 
Le noeud de ta cravate, 
Il est comme tes dents : 
Serré sur ta vie plate. 
Et comme un automate, 
Tu affrontes le vent 
Des matins qui s'déboîtent 
En te rentrant dedans. 
Et tu fais ton chemin 
Sans relever la tête, 
L'âme en puit de chagrin, 
Le corps en épuisette.
Tu ne vois plus demain, 
Tu es dans la tempête 
Et souvent dans tes mains 
Tu recomptes tes dettes. 
Alors serrant les poings, 
Triste dans ta cachette, 
Tu repars le matin, 
Sans espoir de conquête. 
 Et tu fait ta journée 
En massacrant tes rêves, 
Sans bien conscientiser 
Que t'es le porte glaive 
D'un système où bosser 
N'est rien qu'un tire-sève, 
Dont le porte monnaie 
Joue à télé relève. 

 Toi qui vas au travail 
Avec la mort dans l'âme, 
Comme va le bétail 
Quand la P.A.C le condamne, 
Sache qu'il reste encore 
Une place à se faire 
Sans finir dans l'décor 
D'un monde sans repères ; 

N'attends pas que ton corps 
Soit détruit par tes nerfs, 
Résister c'est si fort 
Que ça te rend de l'air. 

Et un jour de trop plein, 
Ose croire en toi-même, 
Envoie valser très loin 
Tous tes bons vieux problèmes : 

Ose te demander 
Ce que tu voudrais être, 
Et quand tu as trouvé : 
Fonce droit vers ta quête....

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