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dimanche, 10 May, 2015 - 08:43 Vincent LAUGIER
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Venu de la Baltique, roucoule un pigeon blanc, il est puissant comme un
géant des brousses et calme comme une statue stalinienne.

Quel animal merveille !

Il a passé des frontières surveillées comme la prunelle de la conscience.

Il a fait des vires et vires pour atterrir dans un prés tout bête d'un
parc amical. Dans ce parc passent des gens qui regardent des arbres.

La méditerranée est proche comme un fleuve rouge qui charrie sa part d'humanité altérée.

mercredi, 6 May, 2015 - 14:30 Vincent LAUGIER
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C'est l'hiver qui finit,  elle
roule à toute vapeur dans un paysage monotone, des vire-vire entre
un tracé de route et une panoplie de rectangles cultivés, une ligne
goudronnée ou autour bourgeonne souterrainement la vie.
Elle se rend à une fête. C'est
dimanche. Le ciel est calme et gris.
Elle conduit bien. Elle se rend à la
ville.
mercredi, 6 May, 2015 - 14:24 Vincent LAUGIER
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J'attends avec une patience d'infiniment triste. J'attends aussi débonnaire que je peux, j’attends le nouveau monde.

J'attends des gens qui ont soif, j'attends des affamés de bonheurs.

J'attends même que le ciel s'ouvre et que mon coeur respire. J'attends
des coins les plus fermés la métamorphose des sensations.

Qui sait ce qui nous vient ? Je suis un mutant du vouloir, vous savez la volonté qui ne sert qu'à s'entêter...

mardi, 28 April, 2015 - 22:07 Vincent LAUGIER
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Je suis dans un chalet sympathique plein de rondeurs de bois. Il y a
cinq amis avec moi, cinq amis buveurs comme il se doit. Nous avons tous
des bols blancs bien chaud d'un chocolat goûteux, nous sommes un peu
ivre, un peu fatigué et bienheureux. Sur la droite un clavecin d'un vert
doré joue seul des notes qui vous prennent. Je remarque entre le sol et
les poutres un foulard rouge, il s'agite dans un froufroutement
surprenant.  Un chat blanc bondit sur le clavecin et clame : "Vous voici
bien !"

samedi, 18 April, 2015 - 18:04 Vincent LAUGIER
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ô Memkhis, roi de la lumière et des devinettes vient prendre coeur en moi
devient mon ombre dans l'ensoleillement de mon âme.
ô Memkhis, fruit d'extases et de compassions vois la quête qui est la mienne
viens prendre trajectoire dans le bout d'une vie qui se veut consciente.
Tu es un valet de la divinité et le prolongement des espérances.
Tu cours à mille lieux dans le courant des sensations infinis.
Tu es la volonté des coeurs et le silence de la création.
Tu es là toujours dans l'éternité des vies qui se recueillent.
jeudi, 16 April, 2015 - 15:29 Vincent LAUGIER
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Entre manques et souffrances, le souffle se fait court.
la musique m'emplit sans rien savoir de cela.
L'été d'un air innocent vient se promener dans la chaleur d'un printemps.
Je vais voir du pays dans toutes les galères, pas drôles et usantes.
La vie me dessine des coups et des surprises, je vais la prendre en moi comme une amie de longue date, silencieuse et présente. Une vieille amie mal vue depuis longtemps.
Je danse sur des bouts de chemins.
Je dis des poèmes au-delà des sanglots.
Je marche sur les taches du monde.

mercredi, 15 April, 2015 - 15:54 Vincent LAUGIER
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L'allée est ouverte bordée d'arbres odorants, chauds et sucrés comme une zone d'abeilles. Le printemps est là avec sa présence diablement douce, pénétrante et chevaleresque, tout le monde a des envies de se dandiner. Le ciel est crème comme la bonté des surprises qui affleure dans les esprits. Le bleu est à percevoir au-delà dans le par-dessus nuageux, lascif comme une femme aimée.

dimanche, 5 April, 2015 - 18:52 Vincent LAUGIER
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Un homme marche sous un ciel gris, il est gras et doux dans une ville heureuse.
Une femme court dans un jardin bleu ou des senteurs de bières attiédissent l'effort.
L'homme n'a que faire, il n'attend rien, il est athée. La femme aime  la vie, elle est sportive ça lui donne un entrain de locomotive.
Les murs de la ville sont colorés, ils sont sombres de briques, un rouge de braises mourantes, ce ton chaud se couche bien dans les rues et sied aux passants peu nombreux ressentant le bien être des pierres.

vendredi, 3 April, 2015 - 22:25 Vincent LAUGIER
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2 commentaires

Pouvons nous nous rencontrer dans la sobriété des accidents ?
Pouvons nous mélanger nos sentiments dans la sensualité des corps ?
Pouvons nous jouir du silence des connivences dans un face à farce ?
Pouvons nous nous hasarder à visiter la contrée des coeurs remuant ?
Pouvons nous vivre nos humeurs dans la verdeur d'une rencontre ?
Pouvons nous heurter nos barrières si vieilles sans nous flamber d'ambiances ?
Pouvons nous régler la hauteur de nos désirs dans l'espace infini ?

vendredi, 3 April, 2015 - 10:58 Vincent LAUGIER
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La nuit du chagrin saigne sa vie. Le monde va à l'envers. Le ciel m'est
froid, cela me chauffe le coeur. Il grandit dans les déconvenues. La
nuit s'étend dans la splendeur. C'est mon appel favori. Le dégoût monte
comme une marée bienvenue, au moins ma conscience prend de l'ampleur. Je
vais voir le monde autre, le monde qui monte juste à la lisière des
nuages purs, dans un coin si haut, si doux, qu'il illumine mon regard
par une liquide présence, une étoile rapide et splendide aux vertus

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