Laissé par terre, aussi froid que le sol en béton trempé, il ne bouge plus.
Nu sous le regard des gens qui ne s'arrêtent pas,
aussi nu que l'arbre et le sol, blessé à terre.
Ouvert en son milieu, comme débraillé,
dépouillé du corps qui l'avait porté, abandonné
comme une vieille peau, usé.
Il ne bouge plus. Je m'arrête sans m'approcher,
il pourrait me mordre de toute sa nudité.
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