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samedi, 21 July, 2012 - 06:42 Fox
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Je n'ai pas d'âge, pas de nation, pas de bagage et pas de nom. Simple passant du temps présent, je n'appartiens qu'à mes chansons. L'identité est un carcan dont j'ai cassé tous les contours. J'erre sur terre, aimant passer par à peu près tous les détours. Je suis un simple voyageur posant ses pieds un peu partout, et si demain me mène ici, c'est que j'en aurais fait le tour. Il se peut même, les soirs de peur, que mon ici me trouve ailleurs.... Mais c'est alors que je me perds, et que mon voyage se meurt.

Dans ma chemise, pas de papiers, ni dans mes poches... vérifiez ! Moi je ris au nez des frontières, et je pisse au pied des armées. Simple passant sur cette terre qui se fabrique des bunkers, je continue sur mon chemin, et je fabrique des refrains.

Je n'ai pas d'âge, pas d'ambition, pas d'autre adage...

Evolution...

lundi, 28 May, 2012 - 08:24 Fox
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Depuis longtemps sa vie le conduisait ici. Toujours au même endroit quelques soient ses efforts. Mais une fois encore il allait repartir, conscient que son voyage en vaudrait la chandelle. Et puis il savait bien qu'un passage ici-bas risque de se finir avant qu'on ait le temps d'attraper son bagage emporté par le vent... Alors la tête haute, coiffé de vains remords, il se mit en action, un pied, et puis un autre. Dans sa tête, à tout prendre, ça faisait du boucan... C'est comme ça, au moins, qu'il se sentait dedans. Et c'est pour ça aussi qu'il sentait cette urgence, l'envie de vivre un peu et que tout recommence. "Qu'importe le chemin quand on n'a plus de route, qu'importe si demain je me perds dans le doute...qu'importe mon chagrin puisque j'ouvre la porte aux voiliers, aux embruns, et puis même aux cloportes..." En avançant tout droit sur le dos de ces rues où la ville aux abois le croisait sans le voir, il chantonnait son air en passant, l'air de rien, toujours près d'une place, toujours au même endroit. Il posa son bagage, il était revenu. Un long regard au ciel lui annonça la nuit. Il alla se coucher au même coin de rue, toujours près de la place, qu'il avait reconnue. Mais avant de dormir il prit sa décision : dès demain, c'est fini, il ne bougerait plus. Il eut, pour les étoiles, un geste de la main. C'est ici désormais, qu'il les verrait de loin. Il accepta cela comme son évidence et depuis, dans ses yeux, se promène une errance.

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