"Excuse-moi » m’a-t-il. « De quoi ? » lui demandai-je, le nez plongé dans un dessin à l’encre de chine, représentant un personnage mi-femme, mi-araignée, arborant un masque recouvert de symboles. « Pour ce matin ». « Quoi ?! Tu me demandes de t’excuser pour les croissants ou pour mon sauvetage d’une noyade sous un déluge d’eau glacée ? ». Il rit. « Non, pour la baffe ». Je le regardai avec une surprise telle que le fou rire nous prit. Effectivement, ma joue et mon oreille gardaient le souvenir cuisant du contact bref de sa main, mais mon âme n’en avait, elle, aucune rancœur. Je lâchai ma plume et vînt enserrer mes bras autour de sa taille. « Je vais passer le week-end chez moi, et comme d’hab’, je passerais voir Arthur ». « Sans problème ».
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