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Andreï Tarkovski...

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Depuis quelques semaine je découvre l'univers et le cinéma du réalisateur russe/soviétique Andreï Arsenievitch Tarkovski. En parallèle de ses films, je prends le temps de l'écouter dans son Journal (1970-1986) publié posthume avec l'accord de sa femme puis de son fils. Une manière de découvrir à travers lui le fonctionnement du cinéma sous l'ère soviétique lorsque l'on n'est pas artiste "officiel" et plus encore...

Son film Le miroir (1975) est à découvrir, d'une grande force et d'une grande beauté.

"Le Miroir procède : par rimes, digression, association libre d’idées. Si le souvenir ne peut se raconter linéairement dans un langage, il peut être projeté aux quatre coins de la pellicule, ce qui est le pouvoir propre du cinéma. Il y a dans ce film une foi totale en ce pouvoir. Grâce à celui-ci, le souvenir excède l’individualité, le cinéma transcende nos assignations : l’interprète d’une exilée espagnole peut jouer plus tard un amour de jeunesse russe, une mère l’épouse de son fils, un homme mûr son propre père qui l’a abandonné. En lieu et place de la séparation dans l’altérité, il proclame notre essence commune en tant qu’humanité." (http://www.dvdclassik.com/critique/le-miroir-tarkovski)

Ce week-end, ce sera Stalker (1979), librement inspiré d'une nouvelle de science-fiction écrite par les frères Strougatsky, où "Dans un pays indéterminé, la Zone est une région mystérieuse, dangereuse, où seuls les Stalkers, des passeurs, osent s'aventurer. L'un d'eux tente d'emmener un écrivain et un physicien à l'intérieur de cette Zone, jusqu'à une chambre où leurs désirs les plus chers pourront être exaucés." (http://www.dvdclassik.com/critique/stalker-tarkovski)

Et puis plus tard, Andreï Roublev (1966), Nostalghia (1983), le Sacrifice (1985) ...

Et puis musicalement, la présence de Vladimir Vissotski se fait une place dans le casque (pour se faire une idée des thèmes des chansons, accès à des traductions en français ici : http://www.wysotsky.com/1036.htm?51). Je me suis laissé aller au hasard, le cherchant lui mais ne le trouvant pas, parmi les vinyls "chants du monde", j'ai découvert Boulat Okoudjava...

Lecture en cours : La route de la Kolyma, Voyage sur les traces du goulag par l'historien Nicolas Werth

Lectures à venir : les textes de la journaliste Anna Politkovskaïa