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Je suis....

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Libre ! je courus vers la route un sac à dos sur moi et la tête follement forte, rouge de vitesse, je m'enfuis d'ici, vivre d'ailleurs est mon but, la route est verte en bordure et j'y fonce sciemment avec le cœur léger, le soleil taperait, je le prendrais chaudement et ma respiration me donnera au paysage. Des montagnes viendront du nord par-delà la marche qui me porte carcasse volontaire dans la déambulation, la rêverie me fera bienheureux. Les pas claquent doux à mes oreilles et je transpire heureux dans ces heures d'emportement, la ville disparaîtra pour longtemps mon horizon se couvre de champs, de brumes et de lignes lointaines découpées au fond du monde. Si je bouge, mes pensées elles m’enlèvent, je me fais des rêves d'accueils sensuels. Partir seul n'est pas facile, c'est la force de ma liberté. J'ai franchi des pistes de goudrons prés des talus herbeux. J'ai foutu ma démarche dans un couloir de rivières grondantes, histoire d'y voir dans l'écume fracassée de bruit le mirage des changements en cours, le souterrain courant qui tient tout ça, l'agitation vive qui se perpétue. J'ai repris le vide des vallées prés des excroissances de ronces et la route alentour m'a dit bonjour comme ma figure grisonnante de barbe, je me mis en quête de véhicule aimable pour l'autostoppage qui porte le promeneur fatigué dans un autre temps dans l'habitacle commode d'une voiture jaune. Le soir venait lentement comme stupéfiant de fatigue, je me demandais si le sommeil venant allait me couvrir de sa robe de soleil finissant. Par ici des curieux s'attardaient sur le vagabond haletant de perspective qui cherchait un transport adéquate pour l'oubli de la routine glacée . Je me mis en feu tel un soleil partant, je dis ça dans ma tête lubrifiée d'envolées lubriques pour chauffer ma moiteur d’absence de présences languissantes. Quelques bavards conducteurs surpris de vivre une rencontre m'enlaçaient dans leur trajectoire. Je montais à bord de leur vie dans l'escarpement de l'instant, me racontant d'une voix monotone, rassurante et confiante le déboire de leur bicoques quand s'enfuit les rêves doux à serrer qui poussent le matin dans les draps de grasses matinées si douillettes à vivre. J'ai vu les passants diesels fuir la torpeur des lueurs finis. Ils clignaient presque pas des yeux, c'est dire leur accoutumance pompeuse comme un moteur réglé et qui les vide automatique pour vivre ainsi libre de lézarder dans leur tête libre la pensée nouvelle qui revient en couleur à pas d'heure pour rompre joliment le flot cassant de l'habitude des écueils. Ça filait droit ici et là dans la lueur des poteaux, les porteur des blanches lueurs orangés propre à glacer la nuit lumineuse des phares blancs. Le balai de tout ça fait horizon dans ma tête de nuit, c'est maintenant. J'ai fait compagne de la marche pour me dire le beau, quand je bouge l'air me porte et je me dis des airs d'étoiles quand la nuit tarde et me galvanise de fraîcheurs si lointaine qu'elles restent confuses comme des enfants perdus sur une plage de géants, les adultes savant ne percent que dans le suave de leur langueurs, l'enfant s'évade en frayeur de cette ronde d'acier. Je me dis ça tandis que la rue claire de la nuit d'une ville m'aveugle d'aboiement. Des chiens sauvages de civilités apprises klaxonnent leur gueulardes de sons à faire peur au jour qui ne viendra pas si tôt sous cette clameur lugubre d'imbéciles lunatiques ! J'ai fait un tour de roue de la poussée diabolique, vivant de ça dans la prise de vivre, j'ai fait abondance du voyage même si la courbure du monde pesant me fait plier bagages à sec et révolté d'insuffisances notables, demain me prendra de nouveau dans un caractère jeté d'un pont et qui sut nager dans une défaillance remarquable d'instincts et de profondeurs perdus. Est-cela que l'on appelle liberté ? Ce qui pousse le dernier résistant à se tenir à distance de la marivauderie tournoyante, c'est l'appel du monde le grouillant le vivant chaotique qui réclame sa part de folie vive ! C'est ici et en partant de là, qu'il roule en moto un dimanche gris éclaboussant sur la route étroite les bords, déjà gorgée d'une pluie de la veille. Il va vers un nouvel horizon qui lui chante aux oreilles. Il s'appelle Albert, un peu ours, un peu vieux, trop seul parfois, son casque est jaune et sa moto rouge. L'évasion le jette bien dans un flot de rêve qui le rendra ivre à la mer trouvée. Dans une crique, bien fatigué et tout heureux d'être ailleurs que de sa contrée il lira dans le son des vagues nocturnes les couleurs des étoiles toutes blanches éclatantes et libres. Il se fera un sommeil pris dans la nature. Il se lèvera des conquêtes dans les yeux. Il connaîtra la béatitude des libérés de tout. Sa transhumance sera courte. Les prairies sensuelles le combleront un temps paradisiaque. Il aura la fête heureuse des insouciants bien que son cœur neuf de ça sera quand même lourd du passé qui se veut trop présent. Mais courir en fuite, le fait dégouliner et sa peau respire enfin un soleil équitable de chaleur et de paix.. Un sourire un peu crispé noircit sa tête bronzée d'une ténébreuse agitation. Courir, faire les cents pas, inonde d'un bonheur, mais les nuages du vécu vieux agacent bien des choses. Lui restera à conter fleurette aux filles des bancs. Il n'y croira pas mais se fera souci de le paraître pour se donner un air engageant. Il aurait voulu des fleurs partout et des esprits libres ! Sur la côte des trop paisibles s'installent dans l'indolence des tranquillisés. Lui se dit trop de choses, l'alcool lui fait du bien alors, de quoi voir beau les trucages du monde, mais cette ronde lourde donne des nausées et des idées moroses où la mort parfois n'est qu'une joie ultime de délivrance. En bas les rochers sont coupants comme des cogneurs de rue et l'eau si forte laverai bien ses entrailles de toutes ses indigestions. En bas sa vie déchirée serai tranquille, découpé en vieux chiffon, son corps serait aux crabes une juteuse affaire. Il a des douleurs en lui qui n'ont pas de mots d'adresse et qui se baladent infiniment dans sa pensée oppressée. Alors naviguer, s'embarquer, s'en aller, faire la nique au pays sauvage de civilités et trouver dans un coin bien reculé une douceur sans-pareil un infini comblant comme une part de glace une après midi de soif. La morsure est là de tout côté indicible et torturante, lui manque quelque chose à exprimer pour s'envoler comme ça d'un coup dans le ciel bleu de cette côte qui fait un son de rêve pour sa vie si morte de torpeurs profondes et vaseuses comme le tourment existentiel des gens qui réfléchisse vraiment à leur condition inadéquate. Y'a pas à dire, n'a qu'a se saouler de paysage, de marches sourdes et de l'air du soir. Et dans le soleil du jour dans cette chaleur estivale fait quand même terre terreuse dans sa gorge, le bonhomme est fou de ne pas vivre mais véritablement il ne sait pas faire ça ! Il aurait voulu chanter, croire au monde à venir, à la beauté de la fin, toute une marmaille criarde présente en lui lui faisait vivre des invraisemblables raisons. Mais voilà de quel croisement qu'il prenne, l'amertume d'une mort déjà là le fait lourdement disparaître à ses yeux. Il n'est plus là, ni nulle part, une inexistence achevée le prend . Il voit du monde des gens leur parle de culture et d'ambition mais tous ça c'est passé bien cousu dans la besace du fini. Les autres écoutent dans leur bonté de rassuré, ils font doux visage dans une nuit de bar. Ils sont gentils d'ignorance et savants de pacotilles. Le monde est ainsi sans cris d’hérésies pour ceux qui se formulent dans le paraître le temps de vivre en apparence. L'angoisse solaire de solitude ne finit pas de le travailler aridement dans le désert du monde. Il ne rentrera pas, sa tête ne le veut pas, la décision lui sonne une trompette d'un jazz fou mais si vivant, un instant de liberté dans un parc trempé de chaleur dans l'été écrasant où les chats affalés prés des herbes font des morts sympathiques. Alors Albert traîne, et c'est son âme forte de mélancolies qu'il n'arrive pas à abreuver de ces voyages déplacées dans ce monde lugubre, des feux de joie lui manquent dans sa face retranché et il se dit qu'il doit puiser en découverte la narration des merveilles pour donner flamme à sa vie vacillante. La place libre doit bien exister pour ceux qui veulent garer leur dégoût tout puissant dans l'ombre pisseuse d'un parking souterrain. Dans cette morne bâtisse creuse sa pâteuse fatigue n'a pas consistance valide, les garages à voitures n'ont pas de vagues à l'âme, alors la sienne s'étire sur ses murs délavés de ne jamais voir le soleil autre que ceux électriques et vieillis des éclairages au néon. Finalement l'humanité le prend dans sa tournure vulnérable et l'odeur de pisse finit par l'enchanter en tant que résistance, trace de vie fut-elle pitoyable et il pissa à son tour sur une place libre noire et cerclée de traces blanches avec la sensation que son âme s'épanouit un instant et éclaira ce monde fermé d'une lueur libre de joie infini....

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