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[une photo - des histoires]
Jeu créatif : La règle est simple. Voici une photo, écrivez-nous l(es )'histoire(s) qu'elle vous inspire.
Il n'y a pas de vainqueur, pas de prix. Aucune contrainte.
à vous de jouer !

Commentaires

Portrait de diditoon

Aprés un grand plongeon et une imértion trop longue,

la vie lui pique les yeux,....  ou peux être.....

peux être qu'elle veux pas voir la mort

 

Ptet qu'un malade mental lui a collé ces mains sur le visage

aprés lui avoir arraché les yeux.

 

Peux être,.. et oui peux être qu'elle c'est faite aspérgée

de gaz lacrimogéne pendant une manif de nudiste au Touquet

 

 

Ptet bien.

 

Ptet qu'elle à un gros chagrin parce que son

Jule va voir ailleur.

 

Ptet qu'elle vient de retrouver son chien écrasé

et qu'elle veut pas voir la scéne.
 

Ptet qu'elle joue simplement à cache-cache.

Ptet que c'est un automate du sacré coeur. ..

Ptet qu'elle pleure juste encore et ptet justepour rien
 

Enfin ptet même pas
 

Didi.

Portrait de kathleen

excuse mon commentaire devait venir après le tien, c'était plus logique .. donc faudra lire "dessous" et pas "dessus" dans ma phrase "les hypothèses du dessus"..

heu.. "les hypothèses du dessous" quoi..  bref!

Bon allez, plus sérieusement, c'était sympa ce que tu as écrit, vraiment j'aime bien

 

kat

kathleen

Portrait de kathleen

ptet un orage qui tombe enfin

après la chaleur intenable et les habits qui collent

l'eau qui fait du bien

qu'on s'étale, dans laquelle on se vautre

 

mais c'est ptet pas la chaleur, non, c'est ptet la douleur

il part elle s'en va

même pas ils peuvent encore s'apercevoir, ils ne se reverront sûrement jamais

la décision est mûrement reffléchie

ou obligatoire

les raisons sont, s'il le faut, injustes.  Mais la réalité est belle et bien là: il elle s'en va

et d'ailleurs forcément, il pleut

ça ajoute du romanesque au truc

...

enfin moi j'dis ça..

 

ptet qu'elle compte jusqu'à trois

ne te retourne pas

je me cache les yeux, vas y cours mon ptit gars

 

on arrête mon chéri après, il pleut

oui maman un deux trois

je ne bouge pas

 

mais..

dans les hypothèses du dessus

beaucoup m'ont parlées, c'était pas mal, jusqu'à l'orthographe de "ptet"

j'adore

mais..

l'automate du sacré coeur, à mon avis

c'est lui

;)

 

 

 

 

 

 

kathleen

Portrait de Fox

C'était l'instant d'après le châtiment, quand les dieux de Platon avaient punis les hommes en les coupant en deux. Où était la moitié dont on l'avait privée ? Une heure avant encore il était dans son dos, collé à son destin tout autant qu'à sa peau. Une heure avant encore, sur la terre des Hommes, tous les êtres étaient deux, aucun n'allait jamais sans un alter ego. Et puis le châtiment était tombé d'en-haut. Un éclair les frappa. La pluie tomba en trombes, qui les assomma tous. Quand elle se réveilla, elle était allongée sur le dos. Le silence autour était des plus profond. Elle comprit tout de suite, et se sentit si seule que son premier réflexe fut de se relever et de courir, courir, pour la retrouver au plus vite, cette autre partie d'elle dont on l'avait privée. Et dans sa course folle, elle arriva bientôt sur les berges d'un torrent qui coupait la forêt. Il y avait là de l'eau, des rapides puissants, un flux inexorable conduisant jusqu'aux chutes. Elle aurait dû savoir que le petit canot ne résisterait pas aux forces du torrent. Peut-être bien, en fait, que dans son désespoir, elle le savait d'ailleurs. Mais elle était si seule, elle était si perdue, qu'elle l'emprunta quand même et puis se mit à l'eau. Il y avait eu de l'eau suivie d'un grand tumulte, l'apparition soudain de très nombreux cailloux. Le courant l'emportait,changeant son désespoir en une grande euphorie. Le torrent violent l'avait interpellée. Elle devinait les chutes, les chutes droit devant, les chutes qui happaient tous les êtres vivants. Au lieu de l'effrayer, cela l'avait grisée. Quand ses rames cassèrent, la vitesse était folle. Le grondement profond vrillait dans ses tympans. Les chutes étaient tout près... Et le flot, très bientôt, se changea en un monstre. Le canot explosa sous la force démente. Elle fut propulsée dans la gueule des chutes. Son corps subit les chocs, elle se crut démembrée. Elle roula, tourna, se tordit en tous sens, ses poumons se vidant chaque fois un peu plus. La force d'attraction de la chute était telle qu'au bout d'un court instant, elle se sentit mourir. Pourtant, quand elle ouvrit les yeux, elle était bien vivante au cœur de la cascade. Des pierres la cognaient, la matraquaient partout. Et puis en un éclair, après les tourbillons, la douleur de la chute s'arrêta brusquement. Elle ne sut pas comment expliquer ce miracle, mais au bout d'un instant l'eau l'avait relâchée. Elle en ouvrit la bouche et recracha de l'eau, l'air qui y pénétrait défroissait ses poumons. La lumière vint d'abord lui brûler les rétines, alors elle prit ses mains pour mieux se protéger... Les chutes dans son dos continuaient de vrombir, mais elle ne savait plus ce qu'elle y avait fait. Elle venait d'oublier le temps béni des dieux où les Hommes naissaient collés à leurs moitiés.


Portrait de mix

 

 

 l'humidité froide du vide

 celle seule qui glace les os et l'âme

 des larmes du ciel à la tourmente intérieure

 la crudité d'une image aux couleurs de la tristesse

 on se cache la vérité comme des enfants apeurés

 avec cette habitude de la pensée magique

 aux armes noires du bracelet d'un empire déchu

 ici pas de beauté

 juste la laideur de la peur

 d'un futur déjà gris

 et le cri muet de la douleur intérieure

 un élément du triptyque de l'insagesse

 et l'énergie noire du désespoir

 seule sous la pluie

 devant les voyeurs de la solitude

 

 ou le masque de la comédie

 le personnage en contre-plongée

 la bouche savamment tordue

 la tragédie mise en scène

 antique

 elle traverse le temps

 sous nos yeux

 elle traverse l'espace

 pour nous donner en spectacle

 l'idée du malheur

 pantin devant des pantins

 qui badent à l'idée des idées noires

 nous sommes tous des marionnettes

 et nous jouons nos propres rôles

 les costumes et les décors sont de donald et roger

 la mise en scène de quels dieux inconnus

 et le texte de toi, moi et la musique

 

 ceci est un vidéo-texte électronique

 poésie artificielle sinon factice

 comme une composition d'autrefois

 racontez vos vacances

 et tout le tremblement des histoires à dire

 quiproquos, imbroglios, le méli-mélo des mots

 et tout le pataquès des malentendus

 les drames épouvantables et des histoires de famille

 les petits bonheurs et les soucis

 et la misère et la chance

 la volonté ou la faiblesse

 

 et le voyage sans retour de l'attente

 

 

 

mix

Portrait de Vincent LAUGIER


Revenue de Venise, elle ne voit plus rien, revenue de vacances, elle en oublie le monde, le ciel pleure sur elle comme un accord avec son cœur, la chaleur du jour est une sentence, l'étouffe le climat d'habitude, elle n'a plus la retenue nécessaire pour faire absence, alors viennent les larmes comme des troupes inattendues, comme des guerriers de derniers ressorts, trois jours de tropiques libres ont fini d'ouvrir sa résonance.
Elle doit changer de vie, d'amants, d'appartenance, c'est cela le tonnerre qui la noie.
Tout un brouhaha inaccoutumée la perce.
Rupture, aller ailleurs dans une ville voisine, une contrée neuve où siffleront des oiseaux exotiques dans des couleurs de terres.
La pluie qui vient au présent lui fait vivre une transparence de sentiments.
Sa bouche ouverte dit le malheur muet des remue- ménage dantesques.
Fragile, émouvante, elle plante là sa face défaite pour mieux vivre demain d'une nouvelle peau cette mue d'elle même.
Elle quitte son ancienneté.
Sa conscience d'un éclat la chavire au corps, il est dit que rien ne se tait jamais et tant pis si cette crise dure.
Elle s'ouvre en elle, comme d'une fontaine de jouvence et comme un enfant remis, elle ira bientôt mieux déterminée et détachée comme un soldat sauvé d'une guerre perdue qu'elle pensait gagner.
L'armistice qu'elle découvre achève la combattante éprouvée.
Elle va se mutiner pour s'offrir en fille des jours de bonheur en volonté de femme.
Et pour cela de l'eau doit couler de ses yeux et ruisselle sur ses joues les deuils des amertumes mortes.
Le passé la traverse d'images bouleversantes.
Elle se doit d'un abandon, comme une valeur nouvelle.
Elle ira courir vers lui qui lui parle à peine et si bien, d'une courtoisie touristique, elle s'ancre dans la vision des yeux. Des vivacités l'invite et tandis qu'elle songe drue sous le coup de l'eau qui glisse, meurt en elle des années d'errances comme si un vent soudain la libéré d'un instant.
Ici dans un jardin publique désertée pour l'heure et la méteo, elle sanglote de tout son saoul le chagrin qui passe de vivre de si peu.
Ses mains sur ses yeux closent un lieu qui doit s'évanouir


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