[une photo - des histoires] Jeu créatif : La règle est simple. Voici une photo, écrivez-nous l(es )'histoire(s) qu'elle vous inspire. Il n'y a pas de vainqueur, pas de prix. Aucune contrainte.
à vous de jouer !
Elle se lève à peine, il fait froid dans la chambre. Elle voit son homme qui s'habille, pressé. Il est dans un coin de la pièce et ramasse ses vêtements en se penchant vers la chaise. Il lui tourne le dos.
Elle le regarde faire
Et comme d'habitude elle ne dira rien
Ou quelques mots genre à ce soir
Elle l'écoute lui dire des choses, ce qu'il part faire, l'heure à laquelle il rentre
Est ce que tu peux penser à ça
bien sur
Alors à plus tard bisous
Un peu de tristesse dans cette vie mais elle l'aime voilà tout.
Tardivement.
La nuit croque la lune depuis longtemps.
Le silence n'existe plus et le froid du carrelage résonne pourtant,
dans le noir.
Peut-être est-ce cela qui la réveille.
Ou bien la pluie d'étoiles, ou le vent des rêveurs.
Elle est muette et hagarde.
Egarée, effrayée.
Un tombeau.
La nuit est un tombeau où le sable se fait rare
et précieux.
Le marchand est perdu,
lui aussi.
Son corps souffre des rayons de sommeil.
Et ses yeux,
immenses,
dénoncent en secret.
Ne serait-ce qu'une douceur, un velour,
un sourire égaré, volatil
qui perdure gentiment.
Jusqu'au matin.
L'absence de soi est impossible.
Idées acérées et violentes, meurtrissures de l'âme et des rêves.
Elle devrait s'endormir.
Rien ne vient.
Demi-sommeil
Demi-éveil
Tout s'entrechoquent avec fracas et l'obscurité n'aide à rien. Les monstres ne sont pas beaux lorsque
l'attente se nourrit de vide.
Il dort,
très proche.
Elle est éveillée,
encore.
Le plafond devient trop dangereux pour s'y égarer!
Elle rêve d'une étreinte brulante qui réveillerait entre ses reins,
une envie soudaine et inouïe.
Elle voudrait peut-être juste serrer son sexe endormi, tout chaud, entre ses petits doigts.
Sentir la vie. Sentir ses rêves. Sentir l'amour remuer un petit peu.
Au fond de la nuit.
La couverture est glacée, ses mains recroquevillées sur ses seins couverts.
son désir muet.
Ecrire, crier, murmurer?
Sa folie est trop égoïste.
Un mot d'amour ou de colère en sursis.
La nuit la dévorre.
Elle disparaît.
On l'a appelée ainsi : « la morte éveillée », parce que c'était sensationnel mais aussi parce que c'était vrai. À seize ans elle était tombée dans une rivière gelée en voulant la traverser, pendant le terrible hiver 1894. Le charron qui l'avait sortie de là avait porté son corps bleui chez le médecin. Après lui avoir ôté le carcan glacé de sa robe, il avait tenté de la réanimer en frottant sa peau à l'aide de linges imbibés d'alcool. Rien n'y avait fait, le cœur ne battait plus depuis maintenant trop longtemps pour espérer encore. Le docteur avait noté l'heure du décès et l'avait laissée là, dans son cabinet, pudiquement recouverte d'un drap blanc. C'est la bonne qui avait raconté la suite : son effroi lorsque, le lendemain, elle avait vu la petite entrer dans sa cuisine, à peine recouverte de ce qui aurait dû être son linceul, la façon dont elle le tenait sur sa poitrine encore légèrement teintée de bleu, ses lèvres entrouvertes sur une bouche qui plus jamais ne put prononcer un mot pour dire ce qu'elle avait vu pendant ces quelques heures passées de l'autre côté.
On avait crié au miracle, pourtant elle n'était jamais revenue tout à fait, restant hébétée, sans volonté, muette. Quelques mois plus tard un forain passant par là s'était intéressé à cette histoire racontée entre deux verres de vin à l'auberge du village. Il en avait offert un bon prix, jurant ses grands dieux qu'il la traiterait correctement et qu'elle reviendrait riche comme Crésus après avoir fait une grande tournée en Europe. C'était la grande époque des exhibitions et des montreurs de curiosités. Bien entendu elle n'était jamais revenue au village.
Exhibée dans toutes les foires de France et de Navarre, elle restait toujours aussi indolente, quoi qu'il puisse se passer, même lorsque les femmes pinçaient méchamment sa peau, qui avait conservé une légère teinte mauve, pour vérifier qu'elle ne réagissait pas, même lorsque des hommes glissaient une main sous le drap, la retirant bien vite au contact glacé de sa peau. Elle respirait, bougeait, se nourrissait, mais on racontait que son pouls restait introuvable. J'eus la chance de la connaître un peu, j'étais le nain de la baraque voisine. Je n'entendis jamais, pas plus que les autres, le son de sa voix, pourtant je crois pouvoir dire que nous devînmes amis. Nous partagions parfois un repas, un verre, un regard. J'avais tenté, une fois, de convaincre le forain qui nous avait achetés de chauffer un peu la baraque où elle était exhibée, elle n'était pas bien couverte et il y faisait si froid... Il m'avait rossé en me demandant depuis quand les nains s'y connaissaient en femmes puis avait éclaté de rire. Je n'avais pas jugé utile de lui parler de la sienne.
La petite est morte, si l'on peut dire ainsi, un peu moins de deux ans après son arrivée parmi nous. Un sifflement sortait de sa gorge à chaque respiration, c'était à vous fendre le cœur, bien qu'elle n'ait jamais eu l'air d'en souffrir. Un matin elle ne s'était pas réveillée, simplement, et les diverses tentatives du marchand furieux n'y avaient rien fait. Il l'avait encore exhibée quelques jours, étendue sur une table, gonflant les prix en faisant miroiter au public une nouvelle résurrection, mais bien vite la nature avait repris ses droits et il fallut l'enterrer. J'ai gardé d'elle cette photo prise un jour d'exhibition. Aussi étrange que cela puisse paraître elle me tient chaud les soirs d'hiver.
La pénombre a gagné la minuscule pièce. J'ai dû m'assoupir quelques instants, et elle n'était plus là, à côté de moi. Il n'y avait d'elle, dans ce lit, qu'une trace de son passage sur les draps.
Il faisait frais, presque froid. Mes poils se sont hérissés et pendant quelques instants, j'eus peur qu'elle m'ait quitté, abandonné à moi même, dans un froid que je ne pourrais pas affronter.
J'ai envie de crier son nom pour qu'elle revienne à moi et pour rompre le silence de la nuit. Une nuit qui avait l'air, tout à l'heure, de s'offrir à moi et à ma passion. Dans une étreinte, nos souffles ne faisaient qu'un, nos coeurs battaient ensemble et nos regards, ardents, se croisaient; et nous comprenions, l'un de l'autre, sa vie, ses peurs, ses passions. A ce moment, tu savais tout de moi et moi de toi. Je savais ton histoire, je savais tes rêves. Mais maintenant, où es-tu ? Te rappelles-tu, à ce moment précis, ce que nous nous sommes raconté l'un l'autre ?
J'entends le plancher en bois crépiter. Quelqu'un vient de marcher. Je me retourne, je te vois. Tu te tiens devant moi, un drap qui nappe ton corps. Tu restes ici, devant, impassible. Que me veux-tu ? Que cherches-tu ? Je ne comprends pas. Est-ce que tu te poses une question. Puis-je y répondre ?
Et le silence qui creuse son gouffre entre nous deux. Il me rappelle que rien ne me lie vraiment à toi. Sûrement pas les promesses que je t'ai glissé à l'oreille tout à l'heure; peut-être pas celles que tu m'as dites.
Seule, face à moi, qui suis seul. Nous deux, séparés chacun dans sa solitude, chacun face à sa réalité : un espace qui sépare deux corps; aussi près fussent-ils l'instant d'avant. Emprisonnés, face à nous-même; voilà ce que tu m'évoques, jeune fille, la réalité que les êtres s'efforcent de fuir.
Amour ! Amitié ! Passion et bons moments ! Rien ne suffit à cimenter le vide qui existe entre chacun de nous. Le regard seul, et ce qu'il nous permet de savoir l'un de l'autre; voilà notre seule lumière.
Je t'attendais Tu n'es pas venu Alors je me suis endormie Un peu trop fatiguée Sans doute aussi un peu déçue Pourtant je t'attendais J'avais prévu De t'enlacer Ne pas te lacher De toute la nuit De toute la vie Tu n'es pas venu Tu t'es perdu Durant tout ce temps Pendant lequel je patientais Avant de m'assoupir Dans ces draps blancs Et puis rien aucun bruit Sinon celui Du cadran des heures enfuies Des heures perdues Et pourtant Tu aurais pu Si tu l'avais voulu T'enrouler avec moi Dans ces vagues de soie Mais à trop te regarder le nombril tu as pris le parti De te noyer Dans les flaques anisées De tes pleurs infinis Je t'attendais Mais c'est fini
je suis la....encore une fois tout me ramene a toi......non je ne vais pas detourner mon regard et tu sais pourquoi,je n ai qu une envie , etre dans tes bras........tu m as laissé sans nouvelles encore une fois et pourtant je persiste a croire que tu me vois....regarde moi ....je sais que tu penses encore a moi......plonge ton regard dans le mien et tu comprendras........je viendrais toute les nuits ,meme si je sais que je vais souffrir encore.....que tu m as fais du mal ........j aime ressentir cette sensation ........un jour tu reviendras........alors....je t en supplie ...........regarde moi
Qui on est vraiment sans l autre...............une autre....un autre.....incapable d etre soit ....parce qu il nous a quitté...abandonné...parce qu il était le seul a etre comme moi.....écorché vif....meurtri....mon feu ma flamme....sans doute mon seul royaume ou je pouvais me réfugier.....incapable d etre moi sans lui.......nous étions des amants maudits......alors....fais comme si mon amour...fais comme si on s aimait.........et qu un jour....
Commentaires
regard surpris
jeu, 15/12/2011 - 23:15 — mixregard surpris, figé
une image attrapée
le flou des membres
un corps qu’on devine
derrière un drap
comme du lit
une princesse divine
et déjà fatiguée
et où est son prince charmé
image après les taches
après les traces
comme une souillure du temps
voulue du photographe
un peu de harcourt
aussi du 19ème
non pas l’arrondissement
et mais celui du temps
et mélange savant
aussi intéressant
et puis
et puis
encore et toujours
cette âme qu’on devine
dessous cette lumière
augmentée
trafiquée
et toujours la magie
et toujours la lumière
et du noir
et du blanc
et aussi la contrainte
et aussi la technique
appuyer sur F11
pour mieux voir bonze
il manquera encore
comme un dernier or
quelques millimètres
comme les derniers mètres
qui disent la finitude
et aussi l’amplitude
sans habitudes
la liberté
sans regrets
je vous aime
et je m’aimerai
un jour
et à toujours
mix
Alors à plus tard bisous
mar, 20/12/2011 - 16:29 — kathleenElle se lève à peine, il fait froid dans la chambre. Elle voit son homme qui s'habille, pressé. Il est dans un coin de la pièce et ramasse ses vêtements en se penchant vers la chaise. Il lui tourne le dos.
Elle le regarde faire
Et comme d'habitude elle ne dira rien
Ou quelques mots genre à ce soir
Elle l'écoute lui dire des choses, ce qu'il part faire, l'heure à laquelle il rentre
Est ce que tu peux penser à ça
bien sur
Alors à plus tard bisous
Un peu de tristesse dans cette vie mais elle l'aime voilà tout.
kathleen
Croque lune et nuit de soie
jeu, 22/12/2011 - 00:43 — Zell-PanTardivement.
La nuit croque la lune depuis longtemps.
Le silence n'existe plus et le froid du carrelage résonne pourtant,
dans le noir.
Peut-être est-ce cela qui la réveille.
Ou bien la pluie d'étoiles, ou le vent des rêveurs.
Elle est muette et hagarde.
Egarée, effrayée.
Un tombeau.
La nuit est un tombeau où le sable se fait rare
et précieux.
Le marchand est perdu,
lui aussi.
Son corps souffre des rayons de sommeil.
Et ses yeux,
immenses,
dénoncent en secret.
Ne serait-ce qu'une douceur, un velour,
un sourire égaré, volatil
qui perdure gentiment.
Jusqu'au matin.
L'absence de soi est impossible.
Idées acérées et violentes, meurtrissures de l'âme et des rêves.
Elle devrait s'endormir.
Rien ne vient.
Demi-sommeil
Demi-éveil
Tout s'entrechoquent avec fracas et l'obscurité n'aide à rien. Les monstres ne sont pas beaux lorsque
l'attente se nourrit de vide.
Il dort,
très proche.
Elle est éveillée,
encore.
Le plafond devient trop dangereux pour s'y égarer!
Elle rêve d'une étreinte brulante qui réveillerait entre ses reins,
une envie soudaine et inouïe.
Elle voudrait peut-être juste serrer son sexe endormi, tout chaud, entre ses petits doigts.
Sentir la vie. Sentir ses rêves. Sentir l'amour remuer un petit peu.
Au fond de la nuit.
La couverture est glacée, ses mains recroquevillées sur ses seins couverts.
son désir muet.
Ecrire, crier, murmurer?
Sa folie est trop égoïste.
Un mot d'amour ou de colère en sursis.
La nuit la dévorre.
Elle disparaît.
Zell-Pan
La morte éveillée
jeu, 22/12/2011 - 16:03 — LinsayOn l'a appelée ainsi : « la morte éveillée », parce que c'était sensationnel mais aussi parce que c'était vrai. À seize ans elle était tombée dans une rivière gelée en voulant la traverser, pendant le terrible hiver 1894. Le charron qui l'avait sortie de là avait porté son corps bleui chez le médecin. Après lui avoir ôté le carcan glacé de sa robe, il avait tenté de la réanimer en frottant sa peau à l'aide de linges imbibés d'alcool. Rien n'y avait fait, le cœur ne battait plus depuis maintenant trop longtemps pour espérer encore. Le docteur avait noté l'heure du décès et l'avait laissée là, dans son cabinet, pudiquement recouverte d'un drap blanc. C'est la bonne qui avait raconté la suite : son effroi lorsque, le lendemain, elle avait vu la petite entrer dans sa cuisine, à peine recouverte de ce qui aurait dû être son linceul, la façon dont elle le tenait sur sa poitrine encore légèrement teintée de bleu, ses lèvres entrouvertes sur une bouche qui plus jamais ne put prononcer un mot pour dire ce qu'elle avait vu pendant ces quelques heures passées de l'autre côté.
On avait crié au miracle, pourtant elle n'était jamais revenue tout à fait, restant hébétée, sans volonté, muette. Quelques mois plus tard un forain passant par là s'était intéressé à cette histoire racontée entre deux verres de vin à l'auberge du village. Il en avait offert un bon prix, jurant ses grands dieux qu'il la traiterait correctement et qu'elle reviendrait riche comme Crésus après avoir fait une grande tournée en Europe. C'était la grande époque des exhibitions et des montreurs de curiosités. Bien entendu elle n'était jamais revenue au village.
Exhibée dans toutes les foires de France et de Navarre, elle restait toujours aussi indolente, quoi qu'il puisse se passer, même lorsque les femmes pinçaient méchamment sa peau, qui avait conservé une légère teinte mauve, pour vérifier qu'elle ne réagissait pas, même lorsque des hommes glissaient une main sous le drap, la retirant bien vite au contact glacé de sa peau. Elle respirait, bougeait, se nourrissait, mais on racontait que son pouls restait introuvable. J'eus la chance de la connaître un peu, j'étais le nain de la baraque voisine. Je n'entendis jamais, pas plus que les autres, le son de sa voix, pourtant je crois pouvoir dire que nous devînmes amis. Nous partagions parfois un repas, un verre, un regard. J'avais tenté, une fois, de convaincre le forain qui nous avait achetés de chauffer un peu la baraque où elle était exhibée, elle n'était pas bien couverte et il y faisait si froid... Il m'avait rossé en me demandant depuis quand les nains s'y connaissaient en femmes puis avait éclaté de rire. Je n'avais pas jugé utile de lui parler de la sienne.
La petite est morte, si l'on peut dire ainsi, un peu moins de deux ans après son arrivée parmi nous. Un sifflement sortait de sa gorge à chaque respiration, c'était à vous fendre le cœur, bien qu'elle n'ait jamais eu l'air d'en souffrir. Un matin elle ne s'était pas réveillée, simplement, et les diverses tentatives du marchand furieux n'y avaient rien fait. Il l'avait encore exhibée quelques jours, étendue sur une table, gonflant les prix en faisant miroiter au public une nouvelle résurrection, mais bien vite la nature avait repris ses droits et il fallut l'enterrer. J'ai gardé d'elle cette photo prise un jour d'exhibition. Aussi étrange que cela puisse paraître elle me tient chaud les soirs d'hiver.
Elle était ici, devant moi
mar, 17/01/2012 - 23:36 — FerguiLa pénombre a gagné la minuscule pièce. J'ai dû m'assoupir quelques instants, et elle n'était plus là, à côté de moi. Il n'y avait d'elle, dans ce lit, qu'une trace de son passage sur les draps.
Il faisait frais, presque froid. Mes poils se sont hérissés et pendant quelques instants, j'eus peur qu'elle m'ait quitté, abandonné à moi même, dans un froid que je ne pourrais pas affronter.
J'ai envie de crier son nom pour qu'elle revienne à moi et pour rompre le silence de la nuit. Une nuit qui avait l'air, tout à l'heure, de s'offrir à moi et à ma passion. Dans une étreinte, nos souffles ne faisaient qu'un, nos coeurs battaient ensemble et nos regards, ardents, se croisaient; et nous comprenions, l'un de l'autre, sa vie, ses peurs, ses passions. A ce moment, tu savais tout de moi et moi de toi. Je savais ton histoire, je savais tes rêves. Mais maintenant, où es-tu ? Te rappelles-tu, à ce moment précis, ce que nous nous sommes raconté l'un l'autre ?
J'entends le plancher en bois crépiter. Quelqu'un vient de marcher. Je me retourne, je te vois. Tu te tiens devant moi, un drap qui nappe ton corps. Tu restes ici, devant, impassible. Que me veux-tu ? Que cherches-tu ? Je ne comprends pas. Est-ce que tu te poses une question. Puis-je y répondre ?
Et le silence qui creuse son gouffre entre nous deux. Il me rappelle que rien ne me lie vraiment à toi. Sûrement pas les promesses que je t'ai glissé à l'oreille tout à l'heure; peut-être pas celles que tu m'as dites.
Seule, face à moi, qui suis seul. Nous deux, séparés chacun dans sa solitude, chacun face à sa réalité : un espace qui sépare deux corps; aussi près fussent-ils l'instant d'avant. Emprisonnés, face à nous-même; voilà ce que tu m'évoques, jeune fille, la réalité que les êtres s'efforcent de fuir.
Amour ! Amitié ! Passion et bons moments ! Rien ne suffit à cimenter le vide qui existe entre chacun de nous. Le regard seul, et ce qu'il nous permet de savoir l'un de l'autre; voilà notre seule lumière.
Merci
sam, 21/01/2012 - 18:17 — kathleenEvidemment ce n'est que mon avis mais.. il me semble que ce sont les mots exacts qui collent à cette photo. Ca me parle ce que tu as écrit, merci
kathleen
Je t'attendais
sam, 28/01/2012 - 16:05 — JiaimeJe t'attendais Tu n'es pas venu Alors je me suis endormie Un peu trop fatiguée Sans doute aussi un peu déçue Pourtant je t'attendais J'avais prévu De t'enlacer Ne pas te lacher De toute la nuit De toute la vie Tu n'es pas venu Tu t'es perdu Durant tout ce temps Pendant lequel je patientais Avant de m'assoupir Dans ces draps blancs Et puis rien aucun bruit Sinon celui Du cadran des heures enfuies Des heures perdues Et pourtant Tu aurais pu Si tu l'avais voulu T'enrouler avec moi Dans ces vagues de soie Mais à trop te regarder le nombril tu as pris le parti De te noyer Dans les flaques anisées De tes pleurs infinis Je t'attendais Mais c'est fini
Jiaime
regarde moi............
jeu, 16/02/2012 - 07:31 — matisdaje suis la....encore une fois tout me ramene a toi......non je ne vais pas detourner mon regard et tu sais pourquoi,je n ai qu une envie , etre dans tes bras........tu m as laissé sans nouvelles encore une fois et pourtant je persiste a croire que tu me vois....regarde moi ....je sais que tu penses encore a moi......plonge ton regard dans le mien et tu comprendras........je viendrais toute les nuits ,meme si je sais que je vais souffrir encore.....que tu m as fais du mal ........j aime ressentir cette sensation ........un jour tu reviendras........alors....je t en supplie ...........regarde moi
la plus belle réponse
jeu, 16/02/2012 - 12:43 — mixmerci matsisda
tu es au coeur
de toutes choses
tu es le coeur
de cette image
tu dis toutes les choses
de cette femme
merci à qui à proposé cette image
puis tu es venue
pour lui dire pour nous dire
la réponse
à une idée
à notre idée
mais qui on est
merde
qui on est
sans l'autre
sans toi
ni moi
un être
une image
transfusion
transe et fusion
du noir et du blanc
de l'or et de l'argent
la profondeur et la souffrance
et la supplique
et l'espérance
mix
merci mix
ven, 17/02/2012 - 08:24 — matisdaQui on est vraiment sans l autre...............une autre....un autre.....incapable d etre soit ....parce qu il nous a quitté...abandonné...parce qu il était le seul a etre comme moi.....écorché vif....meurtri....mon feu ma flamme....sans doute mon seul royaume ou je pouvais me réfugier.....incapable d etre moi sans lui.......nous étions des amants maudits......alors....fais comme si mon amour...fais comme si on s aimait.........et qu un jour....
l'ingénue
jeu, 15/03/2012 - 19:40 — jeffJe me réveille, oû suis-je ? qui suis je? c'est l'amnésie compléte.
Je suis effrayée et en même temps libérée.
Pas de passé, pas de souvenirs, vierge de toutes réferences comme l'enfant qui vient de naitre j'ai tout à apprendre tout à découvrir.
Ingénue j'ai soif d'apprendre le monde et les gens.
Et c'est à cet instant précis que je te vois.
Tout me reviens; ma vie me saute à la gorge et aux yeux.
Alors je pleure, je pleure mais décide que désormais plus rien ne sera pareil .
Cette fois je vais la vivre ma révolution!!!!
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