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JIJI BRAXTON... (364)

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Jiji Braxton aime par dessus tout et plus que personne
L’odeur de fauve qui se dégage de tous ces hommes
Qui s’accaparent le velours de sa chemise du regard,
Qu’ils aimeraient dégrafer par surprise après l’avoir conquise,
En la maltraitant comme une fleur, en l’insultant de chienne de fée
Torréfiée comme nulle part ailleurs avec un bon goût de café,
Dans un dialecte saboté par la chaleur qui tente de l’évanouir,
Dans un voyage sismique étoilé avec un décollage tonitruant
Pour faire fuir des longs couloirs de la vie les petits truands.

Elle sait, si gourmande, qu’elle a du mal à tous les nourrir
Alors elle s’enterre pour les retenir avec le peu de plaisir
Qu’elle puisse offrir en échange de tenir secret sa douleur.

Jiji Braxton hésite encore entre les jeunes un peux crémeux
Et les vieux vicieux qui font soit disant de leur mieux
En lui faisant croire que la dégringolade est du fait
Que la bousculade est trop compliquée pour se faire pardonner
D’être ce qu’ils sont et puis tant pis ce sera pour la prochaine
Où dans la paix un oiseau lyrique s’envolera
Sous le poids d’un tremblement avec le sol qui s’écroulera.

Le suivant l’aimera plus que sa valeur en se donnant la peine
De faire le maximum pour lui montrer sa version
De l’homme en lui déclarant comme un fou sa flamme
En espérant qu’elle soit la plus bestiale des définitions.

Jiji Braxton assume clairement sa virilité féminine
Qui grogne quand s’approchent les jours de famine
Qu’elle voit au loin comme la patate sur son visage,
Elle explore chez eux tous les moyens qui sont bons
Pour en faire un monstre en les empêchant de se retenir
De jouir pendant des heures et même après l’amour,
Pendant que se consume un mégot de cigare poivré
Pour habiller d’un voile léger sa douce peau chocolatée.

Elle sait, si volcanique, qu’elle a du mal à tous les contenter
Alors elle s’enterre pour les retenir avec un peu à raconter
Pour les embrouiller et les noyer à grands coups de coudées.

Jiji Braxton assure clairement son trait de diablesse
En maquillant ses yeux bleus, en relevant ses fesses,
Comme les comtesses elle se pouponne les soirs d’ivresse
Par politesse au moins et s’agiter à l’heure de la messe,
Où le pauvre pécheur mérite après avoir accompli une prière
D’assouvir les moindres phantasmes ponctués de spasmes,
Pour la faire râler en enfer et lui offrir le fruit de l’orgasme
Pour donner de la couleur à son existence monochrome.

Elle sait, si fontaine, qu’elle a du mal à se contrôler
Alors plutôt que d’en étouffer pour en crever
Elle se laisse aller pour se faire plus fort aimer,
Quitte à même au pire se laisser dominer,
Tant qu’elle peut avant de se faire baiser par la réalité.

Rocco Souffraulit, le 09/02/2011.

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