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TERMINAL 666... (416)

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Terminal 666, issue 8, ascenseur z,
Une flamme aux cheveux verts que personne n’aime cherche de l’aide,
Demande à voir au moins l’ombre d’un prisonnier pour la réconforter
Mais dans ce couloir aux murs aussi noirs que ceux de la morgue,
Il y a juste une caméra qui zoom au rythme du son d’un orgue
En attendant que veuille bien se déplacer un valet cartonné,
Aux épaules cornées, marqué par les doigts pressés de jouer
Car l’empreinte du sang n’est pas la plus délicieuse pour gagner
Quand se croisent des trous de balles sournois dans un oreiller,
Mais ce qui s’apprête à mourir est pratique car ce ne sera plus à tuer,
S’en sera chargé ce qui s’apprête à la chercher avant de la voir partir.
Au nom d'un chien, des sévices et des saints d’esprit.

Terminal 666, issue 7, escalier B,
La trajectoire qui mène à l’amour vient tout juste de fermer
À cause des caprices de l’hiver qui deviennent un enfer
Pour les avions quand la neige s’y pose, plus pure que la nature,
En les faisant s’écraser comme ceux, en papier, des cours d’école
Qu’on faisait pour s’éclater où pendant les heures de colle.
Il y a juste les semelles suantes de néoprène d’un homme
Qui traine avec son regard vagabond dans le linoléum,
Qui tourne comme une aiguille en disant que ça se passe
Suivant si on a l’opportunité de s’occuper à ne rien faire
Où si l’on prend l’initiative de ne rien faire pour s’occuper.
Au nom d'un chien, des sévices et des saints d’esprit.

Terminal 666, issue 6, entrée Q,
Les métropoles rendent folles les starlettes à moitié nues
Qui ramassent, des mains, les paillettes par petites poignées
Comme les pieuvres à la gueule de bois un peu de monnaie
En signant au fond d’un couloir sur papier-peint le plaisir
Qui monte de plus en plus alors que les queues s’accumulent.
Les pervers se déchirent les places et la foule se bouscule
Avec un flash comme un éclair, pour surprendre les pupilles
Qui se contractent comme un trou noir dans les bas-résilles,
De la lune qui sert de filet de pêche pour rester bien en place
Dans la galaxie où l’on s’y perd quand il y a trop d’espace.
Au nom d'un chien, des sévices et des saints d’esprit.

Terminal 666, issue 4, sortie R,
Un Jack Bauer déclare son âme pour une plante carnivore
Avec un tuba pour ne pas sombrer dans les récifs
En maquant d’air si son déhanché se mettait à ballonner.
Déguisés pour un bal costumé ces saints sortent d’un balconnet
En priant que dieu écoute enfin ces dernières paroles,
Le chanteur est celui qui fait ce qu’on lui demande de dire
Et l’artiste est celui qui chante ce que le cœur lui demande de faire,
Dans son costume grossier taillé par un tailleur provocateur,
Jack, c'est l’orchestre qui passe commande auprès de l’acteur
Pour faire croire qu’il fait pleurer tel un clown au centre de la piste.
Au nom d'un chien, des sévices et des saints d’esprit.

Terminal 666, issue 2, échafaud D,
Ce n’est pas pour le monde qui en revanche ira s’y présenter
Que la direction le laissera ouvert même si on sait que ça plait
De voir un corps tranché tomber pour faire éclater les rires
Qui feront mieux dans un commentaire au lieu de se taire,
Les cerfs vicieux grattent les dalles boueuses de mouches,
Avec des noueuses branches avancent d’un pas insidieux
Pour des envies incestueuses telles que l’ordonne ainsi Dieu.
Des calamars aux bordures des nénuphars notent sur bristol
Les ampoules mortes et le kilométrage des bestioles
Qui se régalent comme des enfants le nez dans leur bol.
Au nom d'un chien, des sévices et des saints d’esprit.

Rocco Souffraulit, le 06/03/2011.