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Santes : 08/05/12

Lundi matin, à la pause pendant le montage, Bernard manque de s'étrangler avec son café : "Haaaan ! Mais... qu'est-ce qui s'est passé, avec la coupole ?!" Et en effet, si vous regardez bien... elle n'est pas très droite !

Déjanté

Déjanté au milieu de verres brisés

Mes larmes noient mes journées.

Ma barque a sombré au fond du puit

Le tempo déjanté

Le tempo déjanté

De ma marche à six pieds

Ne touve sa rythmique

l'apo

 

 

 

 

 

 

  

EntrLussac et Saintes : 06/05/12

Vendredi soir des copains viennent voir le spectacle, je suis contente que le cirque passe enfin vers chez moi ! Ce ne sera pas de tout repos pour moi : entre l'apéro avec les copains, les visites guidées du camion et Marius je n'arrive pas à me poser trois minutes d'affilée ! Le spectacle commence, je couche Marius et ai tout à coup bien envie d'aller jeter un coup d'oeil sous le chapiteau. Je suis contente de le revoir et j'arriverai à rester presque jusqu'à la fin... jusqu'à ce qu'un énorme orage éclate, en fait ! Tout à coup, en plein milieu d'un numéro, on entend un bruit énorme. Je pense au départ que c'est de la grêle, mais non, c'est "juste" le vent et une pluie diluvienne. Je continue à regarder le spectacle une minute en écoutant le babyphone mais Marius n'a pas l'air perturbé dans son sommeil ! Je vois Hélène qui stresse bien comme il faut sur sa plateforme (juste après elle est au trapèze ballant avec Didier et c'est un peu, avec le fil je pense, LE numéro où une panne d'électricité serait fort malvenue)... Je me décide à partir à grand regret (ça fait longtemps que je n'ai pas vu le trapèze), il n'y a toujours pas de bruit dans le babyphone mais la pluie redouble et je m'inquiète un peu pour les enfants. Je sors donc du chapiteau, et là c'est la grosse tempête, les bourrasques de vent sont très fortes et la pluie si drue que, du chapiteau à la caravane d'Hélène et Didier, je suis déjà trempée comme une soupe. A l'intérieur, en revanche, tout est très calme : Léon regarde un film et n'a absolument pas l'air perturbé par la météo, quant à Marius il dort à poings fermés ! En revanche je reçois des gouttes d'eau sur le crâne alors que je m'apprête à ressortir : la caravane fuit bien comme il faut ! J'installe deux bassines comme je peux avec l'aide de Léon pour limiter les dégâts, et me voici repartie en courant jusqu'à mon camion, pour prendre un imperméable et aller voir dans la caravane de Carole et Gino comment ça se passe pour Hubert, Firmin et Gabrielle. Mes craintes sont vite effacées : en fait ça n'a pas l'air de les perturber plus que ça ! Hubert regardait dehors mais sans doute plus par curiosité, et Firmin et Gabrielle regardent un film tranquillement. Firmin a quand même quelques angoisses à cause des éclairs : il a peur qu'un éclair tombe sur le chapiteau et fasse un trou ou le brûle. Je lui explique que si la foudre tombait sur le chapiteau, de toute façon ce serait sur le métal et ça irait dans le sol, et qu'il n'y a donc aucun risque que ça troue la toile. L'explication physique de la chose est un peu difficile à lui faire comprendre, je sens bien que je ne l'ai qu'à moitié convaincu !
Rassurée sur l'état d'esprit des enfants je repars en courant à mon camion pour changer de pantalon : il doit bien y avoir deux litres d'eau dans chaque jambe ! Heureusement à la fin du spectacle la tempête a cessé : on patauge un peu, mais au moins on peut rester à papoter un peu dehors !
Le week-end, ensuite, se passe assez tranquillement : samedi matin démontage, et à peine est-il terminé que Didier et Hélène organisent un bus pour aller à la Vallée des Singes, un parc animalier qui regroupe environ 350 singes, dont des Bonobos (je crois que ce sont les seuls en France)... malgré un ciel très menaçant ! C'est beau l'optimisme !
Nous préférons rester au campement, et effectivement dans l'après-midi nous aurons droit à un bon gros orage. Voici une photo prise par Jean quand le nuage bien dense est juste au-dessus de mon camion :
La menace...

Lussac-les-Châteaux : 03/05/12

Pour ce début de tournée je ne partirai pas très loin : nous serons d'abord à Lussac-les-Châteaux, à une vingtaine de kilomètres de chez moi ! Exceptionnellement je ne fais donc pas la route avec les autres : je les rejoins directement sur place. Du coup avec Bruno nous arrivons un peu après la bataille : le goûter d'anniversaire de Firmin et Léon se termine lorsque nous rejoignons le campement!
Je leur offre les cadeaux que j'ai trouvés pour eux pendant la pause entre les deux tournées. Pour Léon ce sera un livre, qui m'a valu bien des hésitations devant les étagères bondées du magasin. Je ne connaissais pas, mais l'univers avait l'air sympa et je me suis dit que les nombreuses illustrations pleines de petits détails plairaient à Léon !
Pour Léon

Souvent je mets les voiles

Souvent je mets les voiles

Quelque part sur la toile,

J'y plante un horizon

Illkirch-Graffenstaden : 16/04/12

Lundi matin je me réveille d'humeur assez moyenne : couchée trop tard hier, pas envie de faire mon sac, je n'arrive pas à me lever... Je jette un coup d'oeil par la fenêtre et là je vois le vilain temps dehors, les flaques, la toile du chapiteau luisante de pluie, les rafales de vent...
Il pleut il mouille (et il vente, aussi!)

en cas que

 

 

 

 

 j'aime pas manquer

 

et pourtant

 

 

 

 et pourtant

 peu importe le temps

Illkirch-Graffenstaden : 15/04/12

Samedi matin : grasse matinée ! Ouh que ça fait du bien ! Je crois qu'il n'y a qu'au cirque qu'il m'arrive de me lever si tard...
Aujourd'hui nous ferons les paparazzi, Bruno et moi. Je commence par ces photos de Pierre-Yves qui promène... son chat en laisse autour du chapiteau !

Illkirch-Graffenstaden : 13/04/12

Jeudi nous allons à la bibliothèque : un peu plus au calme sans Marius, je peux maintenant lire à Hubert, Firmin et Gabrielle autant de livres qu'ils le souhaitent ! Je rigole bien en voyant ce que nous avons emprunté. Gabrielle n'a rien voulu prendre, Firmin non plus car il en avait déjà emprunté lors de notre arrivée, mardi. Voici donc les livres d'Hubert :

Illkirch-Graffenstaden : 10/04/12

Mardi nous repartons donc de Châlons, toujours en direction d'Illkirch. Nous avons à peine démarré que les CB s'affolent : "Il y a quelque chose qui s'est dessoudé sur la caravane de Maurice, ne partez pas !" Heureusement nous étions encore dans l'enceinte du CNAC : Bernard bricole un truc et hop, en deux minutes c'est réglé !

24 avril

Mano Solo

"J'ai été bien "éduqué"par des militants.Pour me réveiller le matin quand j'étais môme,ma mère me d

à l'heure du réveil

 

 

 

 

   à l'heure du réveil

Hier j'ai fait un rêve

Hier j'ai fait un rêve,
qui n'était pas le mien,
Aujourd'hui il soulève
Et porte mon destin.

Sur la route : 09/04/12

Juste avant ce nouveau départ en tournée, aux Godeaux, j'aperçois ce petit bouquet de fleurs réalisé par Bernard (une de ses premières sculptures, m'expliquera-t-il plus tard), que je trouve très joli :

Amiens : 29/03/12

Je commence avec une petite anecdote du démontage que j'ai oublié de vous raconter hier. Pendant la récréation, je passe à côté des autres qui sont en train de démonter, et là je vois Julie et Marie qui sont manifestement en train de chercher quelque chose. Je les entends "Mais tu sais ce que c'est, toi, des râteliers ?...", "Non, aucune idée, elle m'a dit qu'il en restait deux mais je ne sais pas à quoi ça ressemble", "Tu penses que ça peut être ces trucs, là ?", "J'en sais rien..." Du coup j'éclate de rire : "Bin alors les filles, c'est Carole qui vous a demandé de lui rapporter les râteliers ?!", et elles "Bin... oui, comment tu sais ?". Pour ceux qui suivent, rappelez vous un grand épisode de ma vie chez les Morallès, à Rotterdam pendant le démontage... Bon, le truc c'est qu'entre deux j'ai de nouveau oublié ce qu'était un râtelier... alors je ne vais pas pouvoir les aider ! XD
Mercredi soir grosse flemme, nous allons avec Bruno dans le petit restau du cirque ("La coupole") , où nous retrouvons... Yann et Pierre-Yves, qui sont venus suivre un match de foot. Ils passeront par bien des états, et nous ricanons en les observant... Pleins d'espoir :

Amiens : 28/03/12

Encore quelques nouvelles de Marius aujourd'hui, car il faut quand même que je vous raconte la dernière aventure qui lui est arrivée. Nous étions en train de squatter la terrasse de Yann (histoire de changer), Marius crapahutait pas loin avec Luisa. Tout à coup il se met à crier. Nous regardons ce qui se passe : il hurle en regardant par terre. Luisa ramasse quelque chose et approche sa main de lui en lui montrant ce qui est dedans "Regarde, il ne faut pas avoir peur, c'est...", mais Marius hurle de plus belle, il a l'air terrorisé, nous crions donc à Luisa "Arrête, laisse-le, ça lui fait peur !". Marius arrive en courant comme si une horde de démons était à ses trousses, il se réfugie dans les bras d'Hélène en pleurant de plus belle. Luisa le suit et semble à mi-chemin entre l'incompréhension et le malaise. Elle nous regarde d'un air un peu coupable car nous lui avons crié d'arrêter tout de suite, mais en même temps elle tend la main en disant : "Mais c'était juste... une coccinelle..." Et effectivement, ce qui a créé une telle frayeur chez Marius était bel et bien... une coccinelle !

Il nous faudra rêver

Il nous faudra rêver plus fort que tous les autres pour que le temps d'aimer se fasse un peu le nôtre.

Amiens : 26/03/12

Dimanche, premier spectacle : tout le monde est bien stressé par cette représentation en salle, avec des repères qui sont fondamentalement différents... En plus cette nuit a eu lieu le changement d'heure, le spectacle prévu à 15h30 correspond donc à 14h30 de la veille. Les artistes n'aiment déjà pas trop les spectacles en après-midi, là pour le coup ça fait vraiment tôt. J'apprends d'ailleurs par la même occasion que les spectacles joués l'après-midi s'appellent des "matinées". "Mais alors, quand vous jouez vraiment le matin, ça s'appelle comment ?!" Personne n'a l'air de le savoir !
Pour ma part pendant le spectacle je travaille au camion, et quand Marius se réveille je suis loin d'avoir terminé. J'essaie de finir quelque chose mais avec lui c'est bien compliqué... alors... je craque. J'avoue tout. Honte sur moi. Je l'ai mis devant un dessin animé ! XD
Très exactement devant Pingu :
Pingu

Amiens : 24/03/12

Samedi matin, alors que je suis en train de travailler, Bruno vient m'annoncer qu'une expédition est prévue pour aller tout en haut du cirque, dans la coupole, avec un membre du cirque Jules Verne. Je me laisserais bien tenter malgré mon vertige (après tout je suis bien allée tout en haut de la Tour Eiffel il y a peu!)... mais je veux d'abord terminer ce que je suis en train de faire. En effet l'aménagement de l'emploi du temps d'Augustin et de Léon nécessite une certaine concentration, quand il faut prendre en compte toutes les matières, éviter qu'ils ne se retrouvent avec quatre évaluations le même jour etc. Moralité : le temps que je termine mon truc ils sont déjà tous montés, et sur le point de redescendre... Dommage, une autre fois peut-être ! Je réussis à les prendre en photo tout là-haut, et vu comme ils se tiennent tous aux rambardes j'imagine que ça doit faire quand même un peu peur ! Hélène ne se défait pas de son sourire radieux, mais néanmoins ses deux mains sont bien agrippées !

Amiens : 22/03/12

Jeudi le montage est un peu particulier puisqu'il n'y a pas le chapiteau. "Ah, tranquille alors ! " me direz-vous... Eh bien pas du tout ! C'est justement beaucoup plus long (bien que sans doute moins intensif physiquement), car il y a tout un tas d'adaptations à faire, notamment au niveau du son et de la lumière, qui seront le gros chantier de la journée. Pendant la récréation je vais dans le cirque pour prendre quelques photos. En bas, ils installent les projecteurs sur les... euh... trucs métalliques (je ne connais pas le terme exact!) qui ont été descendus à un mètre du sol, et qui seront remontés ensuite.

Je te vois tu sais

Un jour je suis ici et je peux écrire, ma main me laisse faire

Amiens : 21/03/12

Cette fois ça y est, le papier est envoyé, plus moyen de faire marche arrière...

Machecoul : 17/02/12

Mercredi matin nous faisons un petit atelier cuisine pour marquer notre venue à Machecoul. J'ai cherché les spécialités culinaires du coin et suis tombée sur la recette des galettes Saint-Michel... J'adooore ces biscuits !

Machecoul : 14/02/12

Lundi matin c'est le démontage, nous arrêtons l'école un peu plus tôt pour que j'aie le temps de ranger car le départ est prévu à 13h30 ! Heureusement pas de repas à gérer, Mamie Monique a préparé des croque-monsieur pour tout le monde. Il y a même le nom sur chaque paquet, ça c'est de l'organisation !

ce moment du rêve

 

 

 

 

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